Définition et déroulement d’un test blower-door

Les prix de l’énergie restent élevés, il est alors nécessaire de construire ou réhabiliter les bâtiments de façon à ce qu’ils soient énergétiquement efficaces.

Le test blower-door : définition et principe

Le test blower-door est également appelé test d’infiltrométrie ou test d’étanchéité, il est utilisé depuis les années 90. Il permet de mesurer l’étanchéité à l’air des bâtiments, et grâce à ce test on saura exactement d’où proviennent les infiltrations d’air du bâtiment. On connaîtra alors quels sont les endroits précis de l’habitation ou l’on pourra améliorer l’isolation pour remédier à ces entrées d’air. L’objectif est donc de rendre le bâtiment le plus étanche à l’air que possible.
Les opérateurs en infiltrométrie ont détecté d’où provenaient essentiellement les fuites. Généralement elles se situent dans les endroits suivants :

–       les équipements électriques (interrupteurs, prise de courant par exemple)

–       les trappes (trappes d’accès aux combles par exemple)

–       velux et chiens assis

–       aux embrasures des fenêtres

–       les liaisons façades

–       les menuiseries extérieures

Le test Blower-door présente plusieurs objectifs. Le premier objectif est d’identifier les endroits de l’habitation à rénover pour faire des économies d’énergie. Le second objectif est d’obtenir un label tel que le label BBC (Bâtiment à Basse Consommation).

Le déroulement du test

Le test s’effectue par un opérateur agrée en infiltrométrie. Pour commencer le test, on va utiliser un infiltromètre, il s’agit d’un ventilateur réglable positionné de façon hermétique dans une ouverture du bâtiment (dans une porte par exemple). Le ventilateur va aspirer de l’air jusqu’à l’obtention d’une dépression imperceptible. Cela va générer une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment. Toutes les portes extérieures de l’habitation doivent être fermées et les portes intérieures ouvertes. Le débit et le sens de rotation du ventilateur nous indiqueront si l’habitation est mise en surpression (habitation qui simulera l’air chaud qui s’échappe) ou en dépression (infiltration des températures froides en hiver).

L’opérateur en infiltrométrie utilise également d’autres outils pour mesurer les fuites d’air. Il peut s’aider d’un anémomètre (appareil qui mesure la vitesse du vent), une caméra thermique infrarouge, une machine à fumée artificielle.