Le test d’étanchéité à l’air

Présentation du test d’étanchéité à l’air

Un logement n’est pas une enveloppe sous vide : il faut que le bâtiment respire et que ses occupants bénéficient d’une qualité d’air convenable et d’une isolation thermique performante. Si la ventilation contrôlée est nécessaire, il est important également de réduire les fuites d’air parasites, synonymes de déperdition énergétique. L’étanchéité à l’air désigne donc les qualités isolantes d’un bâtiment au regard de ce qu’on nomme les écoulements aérauliques parasites et la perméabilité à l’air résulte de défauts d’étanchéité entraînant des fuites d’air involontaires, c’est-à-dire en dehors des effets attendus de la ventilation mécanique contrôlée (VMC). FAQ : test blowerdoor

Un test d’étanchéité à l’air va permettre de mesurer le débit de fuite d’air du bâtiment : cette technique est appelée « infiltrométrie« . Pour réaliser ce test, on place une porte soufflante équipée d’un ventilateur à la place d’une porte d’entrée de plain-pied du bâtiment pour mettre ce dernier en dépression ou surpression par rapport à la pression atmosphérique de l’extérieur. Un logiciel calcule ensuite le débit de fuite et permet de constater s’il y a un défaut d’étanchéité à l’air. À l’aide d’une caméra thermique ou de fumigènes, on identifie alors les flux d’air et les zones défaillantes.

 

La réalisation d’un test d’étanchéité à l’air

Ce test peut être réalisé en cours et en fin de chantier. Sur un bâtiment en cours de construction, le test permet d’introduire des corrections avant les dernières finitions. À l’achèvement du chantier, l’intérêt du test est multiple : il permet en premier lieu d’éviter le gaspillage énergétique en remédiant aux défauts d’étanchéité repérés. Cette correction peut amener une économie de 10 à 30 % sur les dépenses énergétiques. Elle peut aussi permettre d’améliorer le confort du bâtiment : réduction des sensations de courants d’air, meilleure insonorisation, réduction de la condensation, protection contre les polluants extérieurs…

 

Obligation fixé par la RT 2012

La nouvelle réglementation thermique (ou RT 2012) vise à renforcer l’efficacité énergétique des logements neufs : la perméabilité à l’air d’un logement individuel ne doit pas excéder 0,6 m3/h/m2, celle d’un logement collectif est limitée à 1 m3/h/m2. Cette obligation concerne toutes les constructions neuves depuis le 1er janvier 2013. Pour les bâtiments du tertiaire, les normes sont applicables depuis le 28 octobre 2011 : ces dernières sont fixées à 1,7 m3/h/m2 pour les bureaux, les hôpitaux et les écoles et à 3 m3/h/m2 pour les autres bâtiments. Il s’agit d’une obligation de résultat qui nécessite une forte coordination des artisans œuvrant sur le chantier : en effet, les défauts d’étanchéité imposent à la fois plus de vigilance sur la nature des matériaux utilisés et leur mise en place, notamment sur les points de jonction les plus défaillants au niveau de l’étanchéité (jonction entre la façade et les ouvertures, le plancher et le toit, par exemple).