Comment se déroule un test d’infiltrométrie?

test infiltrometrique

Dans le cadre d’une construction neuve comme une maison par exemple, l’infiltrométrie globale du bâtiment va s’effectuer en deux étapes. Un premier test d’étanchéité à l’air au cours de la phase de chantier et un deuxième au moment de la livraison du bein

Etape 1 : le test en cours de chantier

Un test de perméabilité à l’air est effectué en cours de chantier, plus précisément après la pause de l’enveloppe d’étanchéité et avant la pause du cloisonnement. Le but de ce premier test est de rechercher les fuites afin de quantifier le niveau de performance de l’enveloppe étanche. En effet, à ce moment là du chantier, il est extrêmement facile pour les ouvriers de corriger les défauts de perméabilité détecter.

Pour réaliser cette  recherche de fuite, et dès lors que le bâtiment est mis en pression à l’aide d’une porte soufflante, l’opérateur en infiltrométrie utilise différents accessoires pour déterminer plus précisément l’origine des fuites :

  1. anémomètre,
  2. d’un appareil à fumée aussi appelé poire à fumée
  3. ou encore d’une caméra thermique

 A la fin de ce premier test dit « test de chantier », l’opérateur remet un rapport d’étude dans lequel est précisé et classé les les infiltrations d’air et les défauts de l’enveloppe détectés pendant le test d’étanchéité à l’air. Reste à réaliser les modifications qui s’imposent.

Etape 2 : le test final d’infiltrométrie

Le test final intervient comme son nom l’indique dès lors que la construction est achevée. Ce test va permettre d’obtenir le score d’infiltrométrie final permettant de corroborer l’étude thermique du bureau d’étude qui indirectement permettra d’obtenir une labellisation spécifique ou tout du moins de respecter la RT 2012.

Pour réaliser ce test, les entrées d’air naturelles (pour la vmc par exemple) sont obstruées. On met à nouveau en place une porte soufflante qui à l’aide de capteurs mesure la différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur. En contrôlant la vitesse du ventilateur de la blowerdoor, l’ordinateur détermine la quantité d’air qui s’échappe à différents paliers de pression. En fin d’opération, il calcule par extrapolation mathématique combien il y a de fuite d’air lorsque la différence de pression est de 4 Pascal. Il faut ensuite diviser ce chiffre obtenu par la surface de paroie froide pour connaître le score infiltrométrique dit Q4 du bâtiment.

[box icon= »plus »] Pour rappelle, la législation en vigueur impose d’obtenir un Q4 inférieur à 0,6 pour les maisons et un Q4 inférieur à 1 pour les appartements.[/box]

 

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